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     Association Sorézienne
    Chez Patrick CHABIN
    622 Rue de la Mairie

    10130 AUXON
    FRANCE

    ROCQUES de MONTGAILLARD Guillaume-Honoré (1780-178x) + 1825

    Né à Montgaillard le 4 juin 1872.

    Comme Talleyrand, il dut à une infirmité physique d'être d'église.
    A l'Ecole, au cours d'une promenade, s'étant pris de querelle avec un de ses camarades, il fut "lancé sur les pentes des montagnes au pied desquelles est située Sorèze ... roula de rochers en rochers et se démit l'épaule" (Souvenirs du Comte de Montgaillard, publié par C. de Lacroix).
    Après cet accident, il demeura bossu et dut renoncer au "service". Il fit profession chez les Doctrinaires de Gimont, près d'Auch, puis grâce à l'appui de son frère lié avec Champion de Cicé, archevêque de Bordeaux, il alla au Séminaire Saint Raphaël. La Révolution l'empêcha de devenir grand vicaire de son protecteur. Le "petit collet" se sauve en Espagne, puis passe en Angleterre où il commence une vie d'invraisemblables intrigues. Il rencontre Burke, et plusieurs personnages célèbres, parcourt l'Allemagne, est à Rastadt pendant le Congrès, y espionne peut-être, mais on ne saurait dire pour qui. De nouveau en France, il y serait devenu l'un des agents secrets du Directoire, espionnant Cambacérès pour le compte de Barras. Lors du soulèvement royaliste dans le Midi en 1799, il aurait vendu les conjurés parmi lesquels il comptait des parents, et se réfugia ensuite à Paris.

    En 1805, on le retrouve dans l'administration militaire sous les ordres du général La Grange. Il occupe divers postes, et il voyage beaucoup, tantôt à Cassel, tantôt à Vienne ou à Lübeck. La Restauration mit fin à sa trouble carrière et il vécut retiré à Paris, s'occupant d'études historiques. Il eut une fin tragique, s'étant jeté d'une fenêtre dans un accès de folie, à Ivry, le 28 avril 1825. Mieux encore que sa vie, son testament peint bien ce peu sympathique personnage : "J'ai huit mille francs de rente, à qui les lèguerais-je ? à ma famille ? je la méprise; au clergé ? je le déteste; aux pauvres malades ? ils me dégoutent. Mais si je ne fais pas de testament, c'est le gouvernement qui sera mon héritier et le gouvernement m'ennuie mille fois plus que tous les autres. Va donc pour les pauvres malades; ils ne me doivent pas de reconnaissance; car si je teste en leur faveur, ce n'est qu'en haine de tous les autres".

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    18/03/2017

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