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    Chez Patrick CHABIN
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    10130 AUXON
    FRANCE

    ABRIAL André-Joseph (1765-1771) + 1828

    Il naquit à Annonay, en Vivarais, le 19 mars 1750.

    Entré d'abord dans la magistrature, il est avocat au Parlement de Paris. Peu après, il quitte le Barreau, "selon les uns pour ne pas exercer devant les tribunaux de Maupéou et suivant d'autres parce qu'une sorte de bégaiement lui rendait la plaidoirie difficile" (Bourdon J., La réforme judiciaire de l'an VIII). Il séjourne au Sénégal quelques années, s'occupant de la gestion d'un de nos comptoirs. Redevenu avocat, il est nommé en 1791 commissaire du Roi près le 6ème tribunal de Paris, puis près le Tribunal de Cassation, fonction qu'il conserva pendant tout le cours de la Révolution. En 1799, le Directoire l'envoie à Naples en qualité de commissaire civil et politique (la nomination d'Abrial le 1er ventôse de l'an VIII - 19 février 1799 - intervient au moment où le Directoire décida d'apporter une solution au conflit qui opposait en Italie l'autorité militaire au pouvoir civil, et en particulier le général Championnet au commissaire Faipoult. Championnet fut destitué et arrêté, Faipoult envoyé à Hambourg comme consul. Deux nouveaux commissaires partagèrent ses pouvoirs : Bodard, de qui releva la gestion des finances de l'armée, et Abrial, qui eut à s'occuper de l'organisation politique de la république napolitaine). A Naples, il eut mission de "supprimer le gouvernement provisoire, d'organiser le pays à la française, mais en conservant tout le pouvoir entre ses mains". Le séjour d'Abrial en Italie fut fort court : à peine quarante deux jours, dont trente deux occupés à organiser l'évacuation française (Abrial entra à Naples le 8 germinal an VIII -29 mars 1800- et quitta la ville le 20 floréal -10 mai-). Il put cependant mener à bien certaines réformes, réorganisant le gouvernement, instituant une division en départements, abolissant la féodalité, s'occupant de l'organisation et de la discipline de la force armée, et réussissant enfin à rendre partiellement le crédit "aux billets de banque". De retour à Paris, il reprend ses fonctions au Tribunal de Cassation. Sous le Consulat provisoire, on parle de lui pour remplacer Fouché au ministère de la police. Le 4 nivôse an VIII (25 décembre 1799), il est nommé par le Premier Consul ministre de la Justice. A ce titre, il participe à la réforme judiciaire de l'an VIII, n'y jouant cependant qu'un rôle dans l'ensemble très restreint (l'effacement d'Abrial profita surtout à Cambacérès, qui joua un grand rôle dans les nominations judiciaires. Abrial fut réduit du rôle de ministre à celui de secrétaire général de la Justice). Le 26 fructidor an X (20 août 1802), pour des raisons demeurées obscures, Bonaparte écarte Abrial. Michaud écrit dans sa biographie : C'était une disgrâce, mais annoncée avec les formes employées pour Fouché, qui contrastaient avec l'insolence subie plus tard par Chaptal, et les compensations ne manquèrent pas : un siège au Sénat, la sénatorie de Grenoble, comportant le revenu réglementaire et l'usage de la maison de l'émigré Lavoiron à Chambéry, des dons, les titres de grand-officier de la Légion d'Honneur à la première promotion (25 prairial an XII -13 juin 1804-), de comte d'Empire (26 avril 1808) et l'ordre de la Réunion; quand il se maria avec Mlle Abrial, sa parente, l'Empereur signa son contrat de mariage. Membre du conseil de discipline et d'enseignement de l'Ecole de droit de Paris, chargé d'introduire la législation française dans le royaume d'Italie, et membre de la commission chargée d'examiner les juges de l'Empire en exécution du Sénatus-Consulte du 12 octobre 1807, par décisions impériales, il fut nommé par le Sénat rapporteur du "Projet de Senatus-Consulte relatif à la suppression du jury pendant le cours de l'an XII et de l'an XIII, ..., pour le jugement des crimes de trahison, attentats contre la personne du Premier Consul...", membre de la commission de la liberté individuelle et du conseil particulier du Sénat et des sénatories. Malgré toutes ces faveurs Abrial vota en 1814 la déchéance de Napoléon et siégea dans la commission qui prépara la constitution votée le 6 avril par le Sénat. Le 14 juin, il fut nommé pair de France et son fils maître des requêtes honoraire au Conseil du Roi, ce qui leur valut des articles dans le Dictionnaire des Girouettes. Jean-Joseph Abrial siégea à la Chambre Haute jusqu'à sa mort survenue en 1828.

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    18/03/2017

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