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     Association Sorézienne
    Chez Patrick CHABIN
    622 Rue de la Mairie

    10130 AUXON
    FRANCE

    LA PEROUSE (175?-175?) + 1788

    LA PÉROUSE (LE COMTE JEAN-FRANÇOIS DE GALAUP DE).

    Chevalier de Saint-Louis, chef d'escadre.

    Il naquit au Gô, près d'Albi, le 22 août 1741.

    Il existe sur lui, à Sorèze, une tradition intéressante comme indication de caractère. Un jour, Sous Dom Fougeras, un désordre grave était survenu dans la division des Collets Rouges, et le surveillant, connaissant mal l'esprit de l'École, s'efforçait de se faire donner par un élève les noms de ses camarades les plus coupables. Sur le refus hautain de l'élève, le surveillant se fâche:
    " Galaup de La Pérouse, parlez, ou gare à la verge de fer !
    - Frappez, Monsieur, répond le Collet-Rouge, mes épaules seront de plomb ".
    Garde de la marine le 19 novembre 1756, La Pérouse, après plusieurs embarquements, se trouvait le 20 novembre 1759 sur le Formidable, à la bataille engagée près de Belle-Isle entre l'escadre du maréchal de Conflans et la flotte anglaise de l'amiral Haakes. Blessé d'un éclat de mitraille, il fut fait prisonnier.
    Enseigne de vaisseau le 1er octobre 1764, il fit, sur la frégate "la Seine", une campagne de plusieurs années au Bengale et en Chine. Lieutenant de vaisseau le 4 avril 1775, il fit plusieurs campagnes de guerre sous le comte d'Estaing et se distingua surtout, en octobre 1779, dans un beau combat qu'il livra avec un bâtiment léger de 26 canons contre un brick anglais d'égale force et un vaisseau de ligne. Il prit le brick à l'abordage et s'enfuit, emmenant sa prise sous le feu du vaisseau de haut bord.
    Capitaine de vaisseau en avril 1780, il livra, le 21 juillet, avec deux frégates, un des plus rudes combats de l'époque, contre six frégates anglaises escortant un convoi qu'il réussit à disperser et à couler en partie.
    En 1782, à la tête du "Sceptre", de l'"Astrée" et de l'"Engageante", il fit dans la baie d'Hudson une magnifique campagne de guerre, détruisant tous les forts et les établissements que les Anglais avaient dans ces parages.
    En 1785, il partit, avec les frégates l'Astrolabe et la Boussole, pour l'immortelle expédition, plus scientifique que militaire, d'où il ne devait pas revenir. Le but était de reconnaître le passage du Nord-Ouest, puis de redescendre au Sud pour étudier les mers et les côtes du Japon, les îles de la Nouvelle-Hollande et les autres terres du Sud.
    Parties de Brest le 1er août 1785, les frégates descendent l'Atlantique, doublent le cap Horn, remontent le Pacifique, touchent aux îles de Pâques, aux îles Sandwich, et atteignent en juillet 1786 le mont Saint-Élie, sur la côte nord-ouest de l'Amérique. Elles redescendent au Sud sur Macao et Manille, touchent à Formose en avril 1787, explorent le détroit de Corée, les côtes du Japon, les côtes de la Tartarie chinoise, et arrivent en septembre au Kamtchatka, où elles trouvent des nouvelles de France venues par la Sibérie.
    Le roi envoyait à La Pérouse de nouvelles instructions et le brevet dix fois mérité de chef d'escadre.
    L'expédition quitte le 29 septembre la baie d'Avatscha, fait une vaine tentative pour découvrir le passage du Nord-Ouest, redescend droit au Sud et atteint le 8 décembre l'île Maouna, dans l'archipel des Navigateurs, où elle a le malheur de perdre le capitaine de Langle et 12 hommes massacrés par les indigènes. La Pérouse continue sa route, découvre le 27 décembre l'île Vavao et mouille, le 26 janvier 1788, à Botany-Bay d'où il expédie en France les dernières nouvelles, reçues sur l'expédition. Il annonçait son départ pour l'exploration de la Nouvelle-Calédonie, après quoi il comptait rentrer en Europe par l'"Ile-de- France".
    Depuis lors le plus profond mystère plana sur les frégates. Ce ne fut qu'en 1826 qu'un capitaine anglais, Dillon, en découvrit les débris à l'île de Vanikoro.
    La France envoya un navire commandé par le capitaine Dumont-d'Urville, qui put reconstituer en partie le drame final de l'expédition de La Pérouse.
    L'"Astrolabe" et la "Boussole" s'étaient brisées sur des hauts-fonds en vue de la côte, à une époque inconnue. Une partie des équipages avait péri; l'autre partie s'était sauvée dans l'île, y avait vécu plusieurs mois, construisant un bateau léger avec les débris des deux frégates, avait repris la mer sur cette grande embarcation et avait probablement péri dans un nouveau naufrage.
    Dumont-d'Urville rapporta en France, en 1828, un grand nombre d'objets ayant appartenu aux deux frégates et retrouvées par lui au fond de la mer.
    Ces précieux souvenirs ont été disposés sur une pyramide à l'entrée du Musée de la Marine, au Louvre. (Marcel Séméziès, dans le Sorézien du Siècle - 1800-1900)
    Certains biographes ne croient pas devoir admettre que François de Galaup ait été élevé ailleurs qu'au collège des Jésuites d'Albi. Mais la tradition Sorézienne veut qu'il ait passé quelque temps à l'Ecole naissante, et c'est pourquoi nous avons maintenu cette notice.

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