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     Association Sorézienne
    Chez Patrick CHABIN
    622 Rue de la Mairie

    10130 AUXON
    FRANCE

    La révolution, le rachat par François Ferlus puis le déclin moral

    Cette splendeur et cette renommée sont assombries par l'arrivée de la Révolution.

    Elle va écarter un grand nombre d'élèves. Le supérieur Dom Despaulx et la majorité des enseignants religieux refusent le serment constitutionnel et quittent l'Ecole. Le 9 Septembre 1793, les Ecoles Royales Militaires sont supprimées par la Convention. L'Ecole de Sorèze est mise en vente. François Ferlus, directeur de l'Etablissement à ce moment là, va sauver l'Ecole. Grâce à ses relations (le conventionnel Barrère, ancien élève de l'Ecole n'est-il pas son ami ...), il se porte acquéreur de l'Ecole dans le courant d'Août 1795.

    L'acte de vente fut passé le 19 fructidor an IV (5 Septembre 1796). Ferlus devient propriétaire de l'Ecole et du domaine de Saint-Michel pour la modique somme de trois mille cinq cent quatre vingt huit francs (mandat) et onze cent quatre vingt seize francs (numéraires). Il déclare en 1812 :
    "j'ai été forcé de les acheter pour les soustraire aux démolisseurs".

    Par ce rachat, l'Ecole devient un établissement privé et Ferlus est désormais chez lui.
    Il s'entoure de son frère Raymond Dominique et dirigent ensemble l'éducation de jeunes soréziens dont l'effectif reste tout à fait honorable puisque jusqu'en 1819 les élèves sont au nombre de 460 aux dires du maire de Sorèze. La qualité de son enseignement est maintenue ainsi que sa réputation.

    Cependant, très vite, Mgr de Frayssinous, grand maître de l'université, s'inquiète de " l'esprit de libéralisme et d'opposition " qui règne dans l'Ecole.

    L'enseignement donné à Sorèze est jugé "vicieux par sa direction morale". Sorèze serait devenu un foyer d'irreligion et d'immoralité selon ses détracteurs.

    Raymond Dominique Ferlus, qui a succédé à son frère à la direction de l'établissement, doit se démettre de ses fonctions le 1er août 1824. Il mourra le 1er mars 1840. Il est remplacé par son gendre Anselme de Bernard, polytechnicien et ancien élève de l'Ecole. Sorèze demeure quelque temps florissante, puis à partir de 1830 commence à décliner, les effectifs tombent à 160 élèves, l'école est concurrencée par d'autres établissements : Montolieu (Aude) et Castres (Tarn).

    Le collège est à nouveau vendu et acheté par l'abbé Gratacap, ancien proviseur du collège royal de Toulouse, qui sacrifie une grande partie de sa fortune personnelle pour maintenir l'Ecole. Ce dernier, puis l'abbé Bareille, tinrent l'établissement à bout de bras, mais ne purent résoudre l'impossible équation financière que le manque d'élèves leur imposait.

    Par Isabelle DARDY (1982/88)

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