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    Hugues AUFFRAY (1941-1945)

    Aux Editions Didier Carpentier, 7 rue St Lazare, Paris, (commandable sur Amazon.fr) est sortie en octobre 2007 Droit dans mes santiags, une autobiographie d'Hugues, préfacée par Renaud. De 1929 jusqu'à nos jours, vous allez découvrir combien sa carrière est rectiligne, un modèle de fidélité à une ligne musicale et à une certaine conduite de sa vie.

    A près de 80 ans, l'inoubliable interprète de «Stewball» a pris la plume pour décrire, dans un ouvrage richement illustré, son amour des chevaux qui l'ont aidé à surmonter sa dyslexie quand il était enfant. Et déroule l'écheveau de ses souvenirs. Il commente quatre photos qui illustrent son parcours de cavalier chevronné.

    Cheveux blancs en cascade sur ses épaules tels une crinière, santiags, jeans délavés et guitare en bandoulière, Hugues Aufray, qui fêtera cette année ses 80 ans et ses 50 ans de carrière, est l'homme des hautes plaines balayées par un souffle revigorant. Fidèle à lui-même, cet éternel troubadour à la voix restée étonnamment jeune, est l'interprète de tubes mythiques comme «Santiano», «Céline», «Le petit âne gris», et le déchirant «Stewball» ou la mort du cheval blanc si courageux. Avec ses chansons, il nous a fait vibrer, il nous a fait pleurer. Debout face aux courants contraires, l'homme a bâti sa vie sur des valeurs solides, comme la fraternité, la famille et le respect de la terre. C'est tout naturellement que le cheval, seigneur de la prairie, s'est imposé à cet esprit noble. «J'aime tous les chevaux, de toutes les races, confie le chanteur compositeur. Et j'écris le mot cheval en majuscules!»

    Dans un livre témoignage construit en 45 mots-clés autour de ce fier palefroi, ce connaisseur du monde équestre sous toutes ces formes, du cirque à la course hippique, nous raconte comment cet animal a changé sa vie alors qu'il avait du mal à s'intégrer

    Vous qui êtes épris de grands espaces, quelle est votre allure préférée quand vous montez à cheval?

    Le galop bien sûr! Parce que c'est l'action, la liberté enivrante. Le trot n'est qu'une allure de transition. Quant au pas, c'est trop sage

    Le cheval, c'est un symbole de liberté ou la plus belle conquête de l'homme?


    C'est une conquête et, comme dans tous les couples, c'est un apprivoisement mutuel. Avant de monter sur un destrier, l'homme n'était qu'un singe. Il est devenu un surhomme en chevauchant. L'imagerie du Moyen Age marque encore nos esprits: le seigneur est à cheval et le paysan à pied. D'ailleurs tous les conquérants sont des cavaliers. Finalement je crois que c'est le cheval qui a conquis l'homme, car il l'a séduit et lui a apporté la force et la puissance

    Racontez-nous comment votre passion a commencé, alors que vous n'étiez qu'un jeune garçon.


    A 11 ans, j'étais dyslexique et gaucher et j'avais un retard considérable à l'école. En 1940, pendant la guerre, ma famille a fui dans le Tarn, à Sorèze [en région Midi-Pyrénées]. C'est là qu'avec mes deux frères aînés, Jean-Paul et Francesco, j'ai pu enfin aller à l'école. Mes frères étaient très brillants, l'un est devenu mathématicien et l'autre historien, mais moi j'étais très médiocre en calcul et en orthographe. J'ai donc intégré le collège de Sorèze, un établissement de prestige qui mettait en valeur l'équitation. Un professeur a décelé en moi ce don inné que j'avais et je suis devenu le meilleur cavalier de mon école. Mes succès en équitation traditionnelle m'ont redonné confiance en moi. Comme j'ai eu soudain une bonne image de moi, j'ai progressé et rattrapé mon retard. Le cheval a changé ma vie: je lui serai éternellement reconnaissant

    «Les chevaux vus par Hugues Aufray», Editions Hugo et Compagnie, collection Phare's, 320 p. dont plus de la moitié en photographies.


    A près de 80 ans, l'inoubliable interprète de «Stewball» a pris la plume pour décrire, dans un ouvrage richement illustré, son amour des chevaux qui l'ont aidé à surmonter sa dyslexie quand il était enfant. Et déroule l'écheveau de ses souvenirs. Il commente quatre photos qui illustrent son parcours de cavalier chevronné.

    Cheveux blancs en cascade sur ses épaules tels une crinière, santiags, jeans délavés et guitare en bandoulière, Hugues Aufray, qui fêtera cette année ses 80 ans et ses 50 ans de carrière, est l'homme des hautes plaines balayées par un souffle revigorant. Fidèle à lui-même, cet éternel troubadour à la voix restée étonnamment jeune, est l'interprète de tubes mythiques comme «Santiano», «Céline», «Le petit âne gris», et le déchirant «Stewball» ou la mort du cheval blanc si courageux.

    Avec ses chansons, il nous a fait vibrer, il nous a fait pleurer. Debout face aux courants contraires, l'homme a bâti sa vie sur des valeurs solides, comme la fraternité, la famille et le respect de la terre. C'est tout naturellement que le cheval, seigneur de la prairie, s'est imposé à cet esprit noble. «J'aime tous les chevaux, de toutes les races, confie le chanteur compositeur. Et j'écris le mot cheval en majuscules!»

    N'avez-vous jamais songé à faire de l'équitation votre métier?

    A un moment je rêvais de devenir écuyer du Cadre Noir de Saumur [Ecole nationale d'équitation, Maine-et-Loire, ndlr], mais en fait je voulais être cavalier, et ce n'est pas vraiment un métier. Pour faire carrière dans le monde équestre, il faut être soit paysan, soit gosse de riche qui peut jouer au polo toute la journée. Moi, je savais gratter quelques notes à la guitare et je me suis lancé dans la musique pour gagner ma vie.

    Pourquoi avoir tellement attendu avant d'écrire un livre sur les chevaux?
    Jusqu'à maintenant je n'avais jamais le temps, car je fais énormément de concerts, de télé et de disques. Et puis j'ai encore des séquelles de dyslexie. J'ai horreur des lettres et je déteste écrire, même les chansons, mais j'aime les chanter! (Il rit.)

    Vous écrivez que votre monture de rêve est le cheval ibérique. Pourquoi celui-là en particulier?


    Parce que c'est un cheval au sang chaud! Le terme ibérique, qui a trait à la partie sud de l'Europe, regroupe en fait l'andalou espagnol et l'étalon lusitanien, originaire du Portugal, en opposition avec le cheval arabe. L'andalou et le lusitanien sont des chevaux joyeux, acrobates et virtuoses. Le cascadeur Mario Luraschi, un ami avec lequel j'ai travaillé, les choisit pour les dresser en vue de ses spectacles équestres.

    Votre seconde passion, c'est la chanson où vous avez rendu hommage au cheval plusieurs fois. Mais derrière «Le petit âne gris» se profile un message social, non ?

    Oui, «Le petit âne gris» symbolise ces ouvriers qui bossent dans l'ombre, sans être reconnus. Il y a toujours un message derrière mes chansons. «Céline», c'est l'histoire de toutes ces femmes qui se sont sacrifiées pour le bien des autres. Et «L'homme et l'alezan», dont les paroles se trouvent au début de mon livre, est une chanson d'amour et un hymne à la nature.

    Et «Stewball», le pur-sang blanc qui meurt dans l'un de vos tubes, vous l'avez connu?
    Non, il n'a pas existé. J'ai rapporté cette mélodie du folklore américain en 1961. «Stewball», ça veut dire «boulettes de viande vapeur» en anglais. Ce n'est pas très joli, en plus c'était le nom d'un cheval de course qui ne buvait que du vin! Mais je n'ai pas eu la chance d'avoir un cheval à moi à 10 ans comme le petit garçon de la chanson. J'ai tout inventé. Pourtant, vingt ans plus tard, j'ai vécu le même drame quand ma jument blanche Moussy est morte à cause d'un coup de sang...

    Combien de chevaux possédez-vous?


    J'ai trois barbes. Ce sont des destriers berbères qui ont été montés par les Barbares pendant les guerres puniques, aux IIe et IIIe siècles av. J.-C. La race barbe, originaire d'Afrique, est l'une des plus anciennes. Ces petits chevaux sont extrêmement résistants. Ils vivent dans ma ferme à Orgnac-l'Aven, dans le sud de l'Ardèche, avec quelques ânes.

    Vous n'abandonnez pas la musique pour autant.


    Non, je prépare actuellement un disque que je vais enregistrer aux Etats-Unis et qui sortira en mars. Il parlera d'amour et d'amitié, mais il surprendra aussi beaucoup les gens car il va marquer l'année de mes 80 ans.

    Si vous deviez être réincarné, en quel genre de cheval aimeriez-vous l'être?

    J'aimerais être un étalon andalou, et gare à quiconque s'approche de moi pour me faire subir une quelconque opération! Je suis pour la modération en tout, sauf dans l'amour et la passion de la vie. Il faut brûler la mèche par les deux bouts.

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