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     Association Sorézienne
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    FRANCE

    Jean-Baptiste-Henri Lacordaire

    Jean-Baptiste-Henri Lacordaire, en religion le père Henri-Dominique Lacordaire, est né le 12 mai 1802 à Recey-sur-Ource (Côte-d'Or), et décédé le 21 novembre 1861 à Sorèze (Tarn).

    Pour ses contemporains, Henri Lacordaire (1802-1861) fut le plus illustre représentant de l'art oratoire catholique en son temps. Aujourd'hui, les historiens voient surtout en lui un des chefs des libéraux catholiques français et le restaurateur en France de l'ordre des Dominicains, qui y avait été supprimé à la Révolution.

    Prêtre, religieux, journaliste, prédicateur à Notre-Dame de Paris et ailleurs, éducateur, un moment député, académicien, on le trouve au carrefour des grands débats du XIXe siècle européen.

    Politiquement, il est réticent sous la monarchie bourgeoise de 1830, qu'il juge anticléricale et gallicane ; enthousiaste pour la Révolution de 1848 lorsqu'elle tend la main à la religion ; et prenant ses distances avec le coup d'Etat de Napoléon III en 1852.

    Défenseur "ultramontain" des droits du Pape, il est en désaccord avec la méfiance que l'Église montre devant la société moderne et son idéal de liberté. Il appartient enfin à la littérature romantique par son style qui resplendit tout autant dans ses œuvres que dans son abondante correspondance où il révèle si bien, dans le rayonnement de ses amitiés, surtout féminines, sa personnalité riche et contrastée.

    Le 8 août 1854, Lacordaire entre à Sorèze et y installe le noviciat du Tiers ordre enseignant, qu'il avait fondé à Flavigny pour reprendre en 1852, le collège d'Oullins. Loin d'être "un enterrement", comme Montalembert appelait cette nouvelle étape de sa vie, désolé de l'étrange tournure que prenait le destin du grand prédicateur,

    "Sorèze est un asile et un bienfait. Le collège est bien beau. Je m'y plais infiniment", écrivait Lacordaire. "Je suis comme un père de famille qui a embelli la demeure de ses enfants [...]. Jeune, j'aimais le bruit et la gloire ; aujourd'hui, le repos d'une obscurité utile est le seul bien qui m'attire."

    Il définit le programme des études, édicta le règlement de discipline et mit au point le calendrier de ses interventions personnelles devant les élèves. Sans s'imposer, il réussit dès le début à se faire aimer et à ouvrir les coeurs à la foi chrétienne trop longtemps soumis aux préjugés voltairiens.

    De plus, il développa la conscience des responsabilités en conservant la tradition militaire du Collège et fit de l'émulation intellectuelle la base de sa méthode. Le soir, il réunissait les meilleurs élèves autour de lui dans le grand salon du collège, pour un moment de détente et d'échange : "Ces entretiens familiers, raconte le Père Chocarne, alors son adjoint, étaient une véritable récréation. Il racontait des anecdotes, parlait de sa mère, du lycée de Dijon, de ses espiègleries d'écolier [...].

    En se faisant enfant avec ses enfants, [...] maître habile, il savait appeler à temps la réflexion et exercer la rectitude du jugement. Bâton à la main, il conduisait aussi ses élèves en promenade dans les collines environnantes, et, assis au pied d'un arbre, se délectait d'oeufs durs et de salade tout en bavardant gaiement...

    Cette image insolite et bucolique ne doit pas faire oublier toute la formation religieuse qu'il donnait aux enfants à travers causeries, confessions, prédications, et l'insistance toute particulière qu'il mettait sur le patriotisme et sur la volonté :

    "Messieurs, disait-il à ses élèves, vous allez rentrer dans le monde, soyez-y des hommes. Ayez une opinion surtout [...], comptez-vous pour quelque chose, sachez vouloir et vouloir fièrement [...]. Si vous le faites, vous serez de grands citoyens."

    Après une fête séculaire qu'il organisa en 1857 avec le plus grand éclat, il décida de quitter la direction effective de l'école, mais en resta l'âme.

    Malgré les dernières tâches de sa vie : la fondation des couvents de Dijon et de Saint-Maximin, le second provincialat, ou les conférences de Toulouse, il ne quitte plus Sorèze et y écrit les trois grandes "Lettres à un jeune homme sur la vie chrétienne." (Cerf), adressées en particulier, a l'un de ses meilleurs élèves, le futur R.P. Emmanuel Barral de Baret (1849/1857), dont le buste figure à Sorèze, dans la Salle des Illustres.

    Il nous laisse dans ces magnifiques pages l'essentiel de sa pensée. Il y dénonce l'embarras et l'hésitation politique de son temps, et lance cette phrase profonde pour l'expliquer : "La foi, qui est le fondement le plus élevé de la justice, ne fait pas contrepoids en nous, au penchant qui nous porte à rejeter le droit qui nous gêne, c'est-à-dire la liberté d'autrui."
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    Biographie du Père Lacordaire
    Pourquoi Lacordaire est venu à Sorèze
    Lacordaire en 1855 Lacordaire en 1855 Lacordaire en 1840 au couvent Ste Sabine à Rome Lacordaire en 1840 au couvent Ste Sabine à Rome Lacordaire à Sorèze, peint par Louis Janmot Lacordaire à Sorèze, peint par Louis Janmot La maison natale de Lacordaire La maison natale de Lacordaire La chambre du Père Lacordaire La chambre du Père Lacordaire

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