• Recevoir nos informations

    Nous contacter

     Association Sorézienne
    Chez Patrick CHABIN
    622 Rue de la Mairie

    10130 AUXON
    FRANCE

    Origines

    La naissance du village de Sorèze est indissociable de la fondation de l'abbaye. Sorèze vient du latin Suricinum, qui signifie Le petit Sor, plus connu aujourd'hui sous le nom d'Orival, mais qui a pourtant désigné dans un premier temps l'abbaye avant d'englober l'ensemble du village lui-même.

    L'histoire de Sorèze commence avec l'édification de l'abbaye Sainte Marie de la Sagne (beatae Mariae de Sanha) fondée en 754 par Pépin le Bref et confiée à l'ordre bénédictin.

    NDLR : Cependant, dans leur somme historiographique, les Pères Bénédictins Claude Devic et Joseph Vaissète ("L'Histoire Générale de Languedoc" datant de 1730 à 1745), écrivent dans leur livre IX au chapître LXXXIV : "Il n'est pas aisé de marquer l'époque précise de la fondation de l'abbaye de Sorèze.

    Elle éprouva, à ce qu'on prétend, les mêmes révolutions que celle de Joncels, et s'il faut ajouter foi à quelques mémoires, peu authentiques au jugement des meilleurs critiques, elle fut détruite par les Sarasins et rétablie par le zèle et la piété de Pépin le Bref. Ce qu'il y a de certain, c'est qu'elle subsistoit au commencement du neuvième siècle.

    Elle est située sur la petite rivière de Sor dont elle a pris le nom, à l'entrée de la plaine de Revel, l'une des plus vastes, des plus belles et des plus cultivées du roiaume, au pied de la montagne Noire qui fait partie de la chaîne des Cevennes, et à cinq grandes lieues de Lavaur du côté du Midi. On prétend qu'elle portoit autrefois le nom de Notre-Dame de la Sanhe ou de la paix. Elle est encore aujourd'hui sous le patronage de la Vierge. La ville à qui elle a donné l'origine, est petite, mais très agréable. C'est l'une des cinq principales du diocèse de Lavaur."


    Les moines réalisent un tel travail d'assainissement et d'aménagement de la plaine qu'une partie des habitants de Verdun, l'actuel Berniquaut, lassée d'habiter un site aride, décide de descendre de son oppidum pour fonder le village de Sorèze.

    Ainsi, dès l'époque carolingienne, l'église joue un rôle considérable dans ce que nous appelons notre Montagne Noire. La vie contemplative de ces moines bénédictins ne les empêche pas d'être de remarquables défricheurs et bâtisseurs. Grâce à eux, une vie économique et agricole s'instaure peu à peu sur l'ensemble de la région. Malheureusement, il n'est pas possible de vérifier l'exactitude de la fondation de l'abbaye. Pour certains historiens, la vie à Sorèze débute en 754, pour d'autres, elle commence en 814 sous le règne de Louis I le Pieux, dit le Débonnaire, fils de Charlemagne et grâce à Pépin d'Aquitaine, fils de Louis, qui a créé dans tout le Languedoc de très nombreuses abbayes.

    NDLR : Nous préférons nous arrêter aux dires des historiens les plus anciens : "Fondation de l'abbaye par Pépin Le Bref, fils de Charles Martel et père de Charlemagne, en 759, qui après avoir bouté définitivement les Sarazins hors de l'Aquitaine et du Languedoc, fonda de nombreuses abbayes. Noter que Pépin le Bref fut roi d'Aquitaine, premier du nom, et que son arrière petit-fils Pépin fut aussi roi d'Aquitaine, en gardant l'ordinal de Ier."

    Les dernières invasions barbares et les nombreuses guerres de religion n'épargnent ni les hommes, ni les écrits, ni les bâtiments. Les simples fidèles et les seigneurs dotent leur abbaye de nombreuses richesses au risque d'attirer ainsi la convoitise des brigands.

    Après le terrible passage des Normands, envoyés par Pépin II d'Aquitaine, réduisant l'ensemble des bâtiments de l'abbaye de Sorèze à un gigantesque tas de pierres, quarante années vont s'écouler.

    Il faut attendre l'an 903 pour voir l'abbé Walafride, moine courageux, racheter et relever les murs de l'ancienne abbaye de Sorèze.

    Au Xe siècle, l'abbaye ressuscite pour la deuxième fois. Les moines et les habitants du village vont alors mener pendant cinq siècles une vie presque paisible.

    En 1062, elle s'unit à l'abbaye Saint Victor de Marseille (voir un extrait de la charte).

    Durant la Croisade des Albigeois, Simon de Monfort détruit l'Oppidum de Bernicaut et oblige tous les habitants de Verdun à se réfugier à Sorèze, ceux-ci amenant et implantant leur antique grand marché dans leur nouvelle cité.
    En 1273, après cette désastreuse croisade et le rattachement du pays au Royaume de France, l'abbaye abandonne son premier vocable de Sainte Marie de la Sagne pour prendre celui de Notre Dame de la Paix.

    Mais l'histoire montrera plus tard qu'il était sans doute prématuré d'adopter ce vocable. En effet, les guerres de religion entre catholiques et protestants débutent au XVIe siècle. Sorèze est alors une petite ville fortifiée entourée d'un fossé rempli d'eau et protégée par de fortes murailles percées par de nombreuses portes dont il reste encore actuellement quelques vestiges, la porte malmagrade.

    Le 5 Octobre 1571, une troupe de calvinistes pénètre par surprise dans Sorèze. Peu de sang sera versé, mais les destructions sont considérables; l'église abbatiale est brûlée avec ses chartes et ses archives et l'abbaye est pillée.

    L'invasion du 5 Juin 1573 est plus grave. Plus de quatre vingts catholiques sont massacrés, l'abbaye est complètement démolie, les protestants brûlent les reliques, les titres et de nombreux documents, s'emparent des biens et des possessions du monastère. La nef de l'église paroissiale Saint Martin est également incendiée, seul le clocher subsiste de nos jours.

    C'est à l'occasion des sièges répétés de Sorèze pris tour à tour par les protestant puis par les catholiques dans ces années là que la ville de Sorèze perdit son grand marché du samedi, capté par la ville de Revel. La perte fut immense pour le commerce de la ville de Sorèze; et, malgré les démarches auprès des autorités royales, elle ne put jamais recouvrer son grand marché.

    Il faut attendre la fin des guerres de religion pour voir s'édifier une nouvelle abbaye.
Le 26 Mai 1638, la première pierre de l'église abbatialle (l'actuel manège intérieur) est solennellement posée. Les bénédictins de la congrégation de Saint Maur, venus de Paris, engagent si activement les travaux qu'au bout de quatre ans l'abbaye est entièrement reconstruite. La bénédiction solennelle de l'église abbatiale se déroule le 8 Septembre 1642 et l'installation officielle de la congrégation le 25 Septembre suivant, sous la direction de Dom Robin.

    NDLR : La partie gauche fut utilisée par la paroisse qui n'avait toujours pas d'église et la partie droite réservée au monastère.

    L'abbaye possède ainsi de vastes et magnifiques bâtiments du XVIIe siècle s'harmonisant parfaitement avec l'évolution architecturale réalisée au cours des décennies suivantes.

    Par Isabelle DARDY (1982/88)
. Annotations en italique de l'Association Sorézienne.
    Cliquer pour lire ou télécharger
    Les grandes dates

    Accéder à votre espace

    Identifiant : 
    Mot de passe : 
    mot de passe oublié?

    Le journal mensuel

    12/01/2017

    Pentecôte 2017

    Les archives de SorèzeLe journal mensuel avant 2014
    powered by